09 décembre 2006
Douceur d'un instant
Plume et encre
Le temps influence beaucoup l’humeur du jour. De trop. Il fait froid et beau. Je vais bosser mes cours, dommage pour le froid. J’aime écrire à la plume, cela offre de nouvelles sensations. Le bruit est agréable. Il est possible d’écrire avec n’importe quelle écriture. Il faut juste respecter la plume et ne pas faire d’économie sur l’encre. L’encre sous forme de cartouche peut convenir à la plume du moment que l’on trouve un récipient APPROPRIE pour y verser l’encre et plonger la plume. Evidement l’écriture à la plume implique une patience, il ne faut pas être pressé. Vouloir imposer un rythme trop rapide à la plume et vous risquerez d’entendre ces cris et de sentir sur le papier sa douleur. Mais au final le nombre d’inconvénient est faible, au plus juste il faut parler de précaution. Quand j’écris la Forêt Sans Nom ma plume avance rapidement sur le papier. L’encre noire prend possession des lignes à mesure que les phrases sont transmises à mon poignet. Ici j’écris de la manière que je le ferais avec un stylo ordinaire. Ici point de tâche ou de rature. A première vue il ne paraît pas évident de deviner que ces mots sont tracés à la plume. En écrivant avec ce matériel, je m’offre le luxe de la sensation d’une autre époque. De me retrouver dans le corps d’un écrivain face à lui-même, qui trace seul des lettres sur une feuille de papier. Lettres qui donnent lieux à des mots qui eux-même forment des phrases. Mais quel est mon but en écrivant, là, maintenant ? Il est simple, simple de naiveté. Je souhaite juste prolonger cet instant, avec la radio allumée, éclairée à la lumière du jour. Je souhaite juste continuer à savourer à écrire, à voir la page se noircir. Bien etre, en ces instants il serait dur de m’énerver . Et je vais continuer à écrire, jusqu’à arriver au bas de cette page. Puis je me léverais, sortirait de cet état de transe et m’attelerais à toute activité essentielle au déroulement d’une journée. Mais j’ai encore un peu de temps devant moi, du moins je l’espère. Un nuage vient de cacher le soleil. Ma chambre est subitement plus sombre et tout aussi froide. Et si le nuage ne partait pas ? Va-t-il obstruer le soleil longtemps et me priver de la luminosité de ses rayons ? Apparement son intention est de jouer. Il fait froid, ma chambre est froide, mon corps sans doute aussi. J’écris sans avoir rien à dire et pourtant depuis le haut de la page, ma plume ne s’arrête que pour se nourrir d’encre bleu. D’une encre qui sur le papier prend la couleur de mes yeux. Yeux que j’aime. Je sens des frissons me parcourir, je sens mon regard se poser sur la feuille en se concentrant davantage que tout à l’heure ou comme tout de suite où un rayon de soleil illumine mon bureau. Enfin cette page est remplie. Enfin, l’écriture me libère momentanément, car c’est elle qui me tient. Enfin…
06 décembre 2006
Notes
J'ai choisi dans un premier temps, de mettre les poèmes que j'ai écris en pensant à des personnes particulières, à m'inspirer de vécus, de période de l'histoire etc. Je pense que je regrouperais ensuite mes poèmes par thème, mais rien n'est sur. Par ces poèmes ci, je voulais presque faire un hommage à ces personnages qui ont existé sous de multiples noms, sous de multiples identités et que je ne connais point, écrire sous l'inspiration de la pensée qui m'est venue sans que je ne sache réellement comment...
Thème1
A l'aide!
Sous un soleil de feu, ardent
Il doit marcher, un peu content
Loin, pour aller chercher cette eau
Il ne peut prendre que deux seaux
Car il est très maigre et petit
C'est une question de survie.
Sa maman ne gagne pas d'argent
Son papa bosse chez des gens
Il rentre, mais très tard le soir
Et pourquoi?-Car vous êtes noir
J'ai une famille à nourrir
Silence! sinon on vous vire
Le père revient fatigué
La nuit est déjà commencée.
As-tu de l'argent pour le pain?
Tu sais nos enfants ont faim.
Trois petites têtes se lèvent
La nourriture, ils en rêvent
Hélas il leur faudra attendre
Non, pour eux la vie n'est pas tendre.
Quand on possède en quantité
Il faudrait bien distribué
Ils espèrent de tout leurs cœurs
Ce serait, être leurs sauveurs.
Thème1
L'amour de la Terre
Le soleil était haut dans les Cieux
Rigolant sous la lumière, heureux
Les champs de blés, recouvert de blanc
Avec joie, il entonna un chant
Je ne pourrais jamais m'en aller
Je ne pourrais tout laisser tomber
L'amour de la famille, du pays
Pour lui cela n'a pas de prix
Même s'il n'est qu'un petit paysan
Il voudrait se retrouver gagnant
Oh! faite que jamais n'arrive la guerre
Qu'elle ne vienne l'expulser de sa terre
Il lui faut s'occuper de sa mère
Il lui faut aussi nourrir ses frères
Pourtant il n'échangerait sa vie
Car tel qu'il l'a lu, c'était écrit.
03 décembre 2006
Thème1
Travailler pour (s') amuser
C'est pour les grands épris d'amours
Que jouent nos amis troubadours
Leurs journées se passent à chanter
Et le cœur des gens à charmer
Ils jouent de tout leurs instruments
Les yeux fermés, le pied tapant
Tout les rois, reines, princesses s'amusent
Et suit un concours d'arquebuse
Puis vient l'heure de sortir dehors
Pour les hommes d'user de leurs cors
Les femmes préfèrent à l'ombre s'asseoir
En attendant que tombe le soir
Tous se retrouvent encore à table
Les vaches retournent à l'étable
Menées par le petit fermier
Sa journée n'est pas terminé
Ces autres gens qui ne font rien
Qui se divertissent sans fin
Oublient un peu ces paysans
Qui travaillent leurs vies durant
Pour un jour peut-être entrevoir
Ce qu'ils appelleront l'espoir
De faire parti de ces êtres
Sûr, qu'ils plairaient à leurs ancêtres
Thème1
Ciel d'Avant
Le ciel céleste est encore plein d'étoiles
Elles brillent, lointaine, sur ce fond noir de toile
Pourtant dans les bois des hommes sont réunis
Tous, ils veulent réussir à venger ces vies.
Ils sont des centaines à être loin de leurs terres
Ensemble, ils se préparent à faire cette guerre
Ils souhaitent vers eux hâter cette victoire
Car trop longue est l'attente, ils sont au désespoir.
Leurs familles entières meurent chaque jour
Ils savent bien que c'est un aller sans retour
Les bourreaux, le froid, la faim, la mort, la misère
Devenus créatures, endurent, c'est l'enfer
Toutes les tortures qu'un homme peut subir
Une passée, en arrive une autre plus pire
Comment a-t-il réussit à les surmonter?
Les épreuves, la vie lui en a apportée,
Mais il a dit:"Je veux vivre pour tout les miens"
Je veux vaincre, je n'ai pas survécu pour rien
C'est avec cette pensée qui le maintenait
En vie, tenir, parler, gagner, qu'il s'et vengé
Le monde marche sur un sol, sentant un vent
Souillé par les cris de ces milliers d'innocents
Le monde marche dans la neige, sous la pluie
Souillé par le sang versé et les peaux rougies.
Des champs de blés recouvrent ces anciens lieux
ces anciens camps où peu d'instant était joyeux
Et où encore la nuit tombée, on entend
Une plainte, priant un souvenir, d'enfants.
En hommage au livre de Martin Gray "Aux noms de tous les miens" et aux familles et victimes des camps de concentrations.
Poème pas forcément très réussi, que je n'ais hélas pas réussi à retravailler :(
02 décembre 2006
Thème1
Pauvre femme
Les murs sont noircis, le sol reste froid
Aucune lueur, peu de chaleur
Vivre, sans parent, ni frère ni sœur
Se sentir étrangère sous son toit
Nuages gris, vie à jamais ternie
Vie qui n'a pas eut le temps d'exister
Vie qui ne voit le soleil se lever
Femme, ne se lève plus de son lit
Elle aurait voulu être grand-mère
Voir de la clarté, des enfants qui naissent
Les emmenait le Dimanche à la messe
Même si Dieu n'existe sur Terre
Entremêlés cheveux, regard peureux
Silhouette voûtée, pas inquiet
Sourire édenté, visage caché
Minuscules yeux, prunelles de feux
La nuit plus rien ne bouge autour
A croire que cette femme est maudite
Tout les gens devant elle, passe vite
Cette Dame est horrible à voir le jour
On dit qu'elle fait des tours de magies
Dans la nuit, elle tue des crapauds
C'est ce qu'on dit mais tout cela est faux
Et peu tard le soir entendent ses cris
D'une sourde inquiétante douleur
Vieille torturée par les années
Chaque épreuve l'ont un peu plus ridée
Chacune, abrége plus sa vie d'une heure
Rabougrie et méchante sorcière
Petite mansarde fermé à clé
Nul n'a jamais accepter d'y entrer
Nul n'a voulu voir, ils sont trop fiers
Souffle de vent, soulevant les cheveux
Gouttes de pluies, mouillant le visage
Visage d'où ne ressort aucun âge
Et dont le corps est recouvert de bleus
Tué et martyrisé par la vie
Martyrisé par la soif intenable
De savoir la vérité incroyable
Le corps souffre, c'est bientôt fini
Petit être
Petit être
Dans le matin noir, petit être va
Dans la nuit il porte ses tracas
Voudrait, se fondre dans le paysage
Car pour lui sa vie est un mirage
Petit être est au milieu de gens
Ne va les voir, il se sent différent
Un jour pourtant il osera parler
Et là, découvrira l'amitié
Hélas il reste à faire des progrès,
Petit être est quelqu'un de si discret
Il veut se faire oublier dans son coin
Dans l'ombre, il ne se fait remarquer point.
C'est dans ses rêves qu'il se réfugie
Des douleurs que lui envoie la vie
Petit être ressent diverses peurs
Vampires, qui le vident de bonheur.
Au fond, petit être n'est pas joyeux
Le sourire qu'il affiche est bien peu
Car son esprit est emplit de nuages
Qui semblent de lui faire un sage
Il paraît calme et n'ose s'affirmer
Petit être sans personnalité
C'est ce qu'il donne comme impression
Mais ce n'est pas sa vraie description
Il baisse la tête et rase les murs
Petit être souffre, la vie est dure
Car nul ne prend son mal au sérieux
C'est un mal bien trop mystérieux
Peut-être auriez-vous reconnu ce petit être...
Ne pouvant plus supporter, il agit
En refusant d'entendre ses cris.
Tous en apprenant, reste stupéfait
Petit être avait caché ce côté
Ce côté plein de noirceur et de mort
Personne n'y croyait, ils avaient tord
Petit être espère qu'ils ont compris
Mais les rumeurs l'ont aussi détruit
Il apprend un peu plus de jour en jour
Sur cet étrange monde qui l'entoure
Petit être est encore si fragile
Une vie sur terre est trop difficile.
Présentation
Un nouveau blog, un renouveau que je m'offre. Un lieu idéal pour mettre en forme mes écrits, mes pensées, pour offrir à mes écrits une esthétique.
Pourquoi ce titre que de reve bleute? j'avais dans l'idée d'une esthétique dans les bleus, le bleu couleur synonyme de paisibilité, de tranquillité, de naiveté. Je me suis dis que j'allais jouer un peu sur le contraste car mes écrits ne sont pas spécialement naifs, je voulais que l'esthétique de ce lieu ne reflète pas du tout mes écrits, plutot que cela contraste, le fond blanc étant trop classique, j'ai opté pour le bleu, quant au reve, je ne sais pas je trouvais que ça sonnait bien.
Je considère que mes écrits sont ma propriété, à la base je ne les destine qu'à moi-même. Cependant by the time je me suis rendue compte que je les écrivais comme si je les destinais à un lecteur. Les critiques font avancer qu'elles portent sur le fond ou la forme pour cette raison il est interessant de les accepter et de savoir en tenir compte.
J'ignore quels écrits trouveront leurs place sur ce blog tout comme j'ignore de quoi l'avenir sera composé. J'espère juste que je n'abandonnerais pas cette entreprise à peine commencé comme j'ai pu le faire quelques fois par le passé...
Sur ce
Vous souhaitant un agréable parcours dans ce lieu reflet de mon moi-même interieur